Les pistes cyclables à Aix en Provence

Ou trouver une carte des pistes cyclables d'Aix en Provence ? Réponse : sur ce site. Cela fait en effet un moment que je cherche si cette carte existe mais impossible de trouver le moindre plan, j'ai donc décidé de la créer moi même...
Mais c'est beaucoup de boulot alors il va falloir patienter un peu, et si vous connaissez des itinéraires cyclables, n'hésitez pas à m'en faire part...
C'est quand même incroyable qu'une ville qui se targue d'avoir un service de vélo en libre service et 10 km de voies cyclables n'ai pas édité un plan de celles ci... D'ailleurs si vous vous amusez à chercher "Pistes cyclables" sur le site de la mairie d'Aix il ne sort qu'un arrêté contre la prostitution ! Encourageant !

Citons également la belle photo parue dans le numéro de juin de "Aix en dialogue" dévoilant le mur végétal et le nouveau rondpoint F. Turpin où l'on appréciera la place qui à été réservée au vélo dans cet aménagement tout neuf !

Espérons que la mairie d'Aix aura un jour une politique un peu plus volontariste pour encourager les modes de déplacements doux et permettre à chacun de se déplacer plus facilement et sereinement dans Aix.


La carte des pistes cyclables (en cours de fabrication...) :

Agrandir le plan

Berlin, petite reine du vélo

Les Berlinois pédalent plus vite que la mairie. Victime de son succès, le plan de promotion du vélo adopté il y a cinq ans dans l’idée de ménager l’environnement a pris la municipalité de court. La quasi-totalité des Berlinois possède aujourd’hui leur propre deux-roues. Plus d’un déplacement sur dix - 12 % du trafic - se fait à vélo. Pour une métropole de cette dimension, c’est un défi énorme. Et surtout très coûteux. Dégât collatéral : «Nous avons beaucoup plus d’accidents», se désole Heribert Guggenthaler, chef du service municipal de la voierie, qui a mis en place un programme d’urgence pour la sécurité des cyclistes. «Mais il est impossible de le déployer aussi vite que le nombre de cyclistes augmente.»

Le budget de cinq millions d’euros dédié l’an dernier au vélo est largement insuffisant pour développer le réseau de pistes cyclables. La direction de l’urbanisme estime qu’il faudrait en réalité 30 à 40 millions d’euros pour assurer les travaux nécessaires. La capitale allemande dispose déjà de près de 700 kilomètres de pistes cyclables, auxquels s’ajoutent plus de1 000 km de bandes signalées par de simples marquages. La prestigieuse avenue Unter den Linden, qui traverse le centre-ville, voit déjà passer 9 000 vélos par jour. Mais le volume des déplacements à deux-roues devrait encore croître de 15 % dans les deux prochaines années, soit 100 000 usagers quotidiens supplémentaires.

Cette année, la direction de l’urbanisme a décroché une petite rallonge pour son budget vélo, porté à 8 millions d’euros, mais il n’est pas prévu d’augmentation pour l’an prochain.

La municipalité envisage une nouvelle stratégie pour lever des fonds : le recours aux sponsors. Des clubs cyclistes, voire des entreprises privées, réalisent un aménagement en échange d’une publicité. Dernier parrainage en date, celui du constructeur automobile Skoda, qui a apposé son nom au premier marathon cycliste réunissant plus de 10 000 participants. Une opération qui pourrait presque avoir l’effet contraire et accélérer encore davantage l’engouement pour le vélo.

Libération le 20 juin 2008

L'espace partagé : une solution pour les villages ?


Une expérience "d'espace partagé" est testée à Bohmte en Allemagne, plus de panneaux, plus de ligne blanche, pas de trottoir, pas de voie spécifique... l'anarchie ? En fait pas vraiment, le but de cette dérégulation est de déstabiliser l'automobiliste qui doit se déplacer dans une zone ou tout peut arriver, et de l'inciter ainsi à la prudence. Les seules règles sont de conduire à droite et de laisser la priorité à droite. Le principe de cet aménagement urbain repose bien entendu sur le civisme des usagers et le respect d'autrui.




A lire sur le web :
Libération : La ville ou la rue se partage à l'amiable
Vélobuc : Le principe de l'espace partagé
Shared Space : Présentation du projet Européen d'espace partagé

L'indécence c'est l'essence !

Lors d'une manifestation pacifique dans le cadre de la fête du vélo, des Cyclo-nudistes ont été interpellés par les CRS.
Ces militants pour le développement des déplacements à vélo défilaient nu pour illustrer la vulnérabilité des cyclistes au milieu du trafic automobile.
Le reportage de France 3 sur l'évennement :



Voir aussi : www.cyclonudiste.fr

Fête du Vélo

Aujourd'hui, c'est la fête du vélo, alors faites du vélo !
En cet honneur, voilà un hommage du cinéma à la petite reine...
Sur la chanson « Bicycle Race », du groupe Queen.



Vidéo tirée du blog très sympa et dynamique de nos amis Québécois : A Vélo Citoyens

Le PDU du Pays d'Aix retoqué !

Le Plan de déplacements urbains de la Communauté du pays d'Aix annulé par le tribunal administratif
Le tribunal administratif de Marseille vient d'annuler l'ensemble du plan de déplacements urbains (PDU) de la communauté d'agglomérations du pays d'Aix (CPA), qui l'avait adopté en juin 2005.
Ce jugement fait suite à la requête déposée en août 2005 par Cyril di Méo, conseiller municipal (Verts) d'Aix-en-Provence jusqu'en mars 2008, et deux associations de défense de l'environnement, Ecase et Arc Environnement. Dans leur mémoire, ils dénonçaient le fait que ce plan ne prévoyait pas de réduction quantitative de la circulation automobile sur 10 ans, comme la loi en fait obligation, et qu'il manquait de précision sur les objectifs à atteindre en matière de transports en communs et d'aires de stationnement.
Battu lors des récentes élections municipales aixoises, l'ex-Vert Cyril di Méo (il a été exclu pour s'être présenté sur une liste MoDem où figuraient des élus UMP) s'est réjoui de cette décision, après s'être longtemps battu contre ce PDU qu'il jugeait trop peu ambitieux sur de nombreux points, notamment le développement des transports publics et de la pratique du vélo, réduction de la circulation dans une ville qui détient la palme du suréquipement automobile (2,8 voitures par foyer fiscal, record de France) et limitation du stationnement dans l'hyper-centre. Jean Chorro, vice-président (UMP) de la CPA et principal auteur du PDU retoqué a annoncé son intention de faire appel.

LibéMarseille
HERVÉ VAUDOIT

V'hello : Le coup de pédale le plus cher du monde

Article de Jean-François Poupelin paru dans Le Ravi n° 51 d'avril 2008

Aix-en-Provence et Marseille sont les 2 premières villes de Paca à avoir succombé aux sirènes du Cyclocity de JC Decaux. Leurs contribuables le paient au prix fort. Pourquoi deux villes UMP paient un service à l'empereur de la sanisette alors que Paris et Lyon, deux municipalités socialistes, récupèrent des millions d'euros ?

"Le haut de gamme", assurait, sans grande conviction, le 2 février sur M6 (Voir la vidéo ICI), Jean Chorro premier adjoint d'Aix-en-Provence. "L'incompétence", bougonne François-Noël Bernardi, président sortant du groupe socialistes, radicaux, verts et apparentés, à la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) (1). Paris empoche 3,4 millions d'euros par an, Lyon 1,2 millions dans leur accord groupé publicité contre vélos. Les deux villes sont considérées comme des vitrines du système, mais quand même…

Obligé en 2005 par Clear Channel, le principal concurrent de JC Decaux, qui dénonçait un "abus de position dominante", à scinder son appel d’offre sur le renouvellement de son mobi­lier urbain et l’installation de vélos en libre service et d’abris pour son tramway, Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille et alors pré­sident de MPM, paie 2,66 millions d’euros (2) par an, sur 15 ans, pour ses 1.000 vélos (3). La situa­tion fait hurler François-Noël Bernardi : "Je ne suis même pas sûr que les contribuables savent qu’ils subventionnent les vélos et à quelle hau­teur. Sans compter que tous mettent la main à la poche alors que je suis persuadé que seuls les plus riches les utilisent."

A Aix-en-Provence, le coût du V’hello, concédé à JC Decaux également, est aussi sujet à polé­mique. Mais tout le monde est d’accord sur un point : les Aixois les paient. François-Xavier de Peretti, conseiller municipal du Modem, parle de 790.000 euros par an, sur 13 ans, dans le cadre d’un appel d’offre groupé (mobilier urbain + vélos en libre service).

Lucien-Alexandre Castronovo, ancien conseiller municipal PRG, avance le chiffre de 91.000 euros. "Tout et n’im­porte quoi a été dit sur le coût de ces vélos, explique-t-il. La ville dépensait plus de 443.000 euros par an pour son ancien mobilier. Le nou­veau contrat, avec renouvellement du matériel, porte sur 534.000 euros. C’est de toute façon un très mauvais arrangement. Sans compter les vélos, totalement inadaptés à la ville, la munici­palité ne tire aucun bénéfice de son marché alors que d’autres taxent fortement Decaux."

Franck Dizdarevic, directeur régional de JC Decaux, trouve la "polémique" un rien "sim­pliste" : "Nous versons une redevance à Aix. Avec les 230 faces publicitaires des stations du Vélo et des abris du Tramway, il était impossible pour nous de rentabiliser l’investissement à Marseille. Nous avons aussi à notre charge le vandalisme, l’entretien, la régulation… C’est une grosse machine". Et de préciser, magnanime : "Les deux villes empochent l’integralité des recettes." Une générosité toute relative.

En septembre der­nier, Renaud Muselier, ancien premier adjoint de Jean-Claude Gaudin, espérait 50.000 à 60.000 abonnés (5 euros par an pour celui longue durée) fin 2008 et 1 million d’euros de recette par an. Six mois après sa mise en service, Le Vélo n’en compte que 6.000 (4). Les trajets ne dépassant en général pas la première demi-heure gratuite, les quelques dizaines de milliers d’euros engendrés par MPM ne sont pas près d’équilibrer son inves­tissement.

Commentaire désespéré de François-Noël Bernardi : "C’est peanuts !" De son côté, Aix-en-Provence affiche 300 abonnements lon­gue durée à 25 euros. Une contre performance ! Chez JC Decaux, la positive attitude est pourtant de mise. "A Aix, le lancement n’a été fait qu’en juin 2007. Ce n’est pas une bonne période, car la ville est plutôt désertée. Mais je ne suis pas inquiet. Quant à Marseille, avec plus de 300.000 utilisations, il y a un bon affect", rassure Franc Dizdarevic. Avant de lâcher : "Le taux de fréquentation dépend du nombre de vélos mis en service." Les recettes aussi.

Les maires UMP d’Avignon, de Cannes et de Nice qui se sont dit intéressés par le système pendant la campagne des municipales sont préve­nus.

(1) Ni Jean Chorro, ni MPM n’ont donné suite aux sollicitations du Ravi.
(2) Les chiffres indiqués sont hors taxe.
(3) Clear Channel s’est finalement retiré de l’appel d’offre.
(4) Avec le même tarif, le moins cher de l’hexagone, Lyon compte 70.000 abonnés.

Lire aussi : le vélo en libre service à Aix en Provence