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Comment se rendre à la gare d'Aix en Provence TGV ?

Il faut être très motivé pour aller prendre le train à la gare d'Aix en Provence TGV.
Cette gare inaugurée en grande pompe par Mme la Maire d'Aix, la région et le conseil général se voulait pratique et high tech, le résultat et tout autre.
Le premier problème survient lorsque l'on veut s'y rendre, impossible de s'y rendre en vélo, elle est trop éloignée de la ville et il n'y a pas de parc à vélo. En Taxi, la gare étant à environ 25km de la ville, le trajet vous coûtera environ une centaine d'euros aller-retour si vous le faite de nuit, ce n'est pas à la porté de tout le monde. Reste deux possibilités : la voiture ou la navette.
En voiture : Ceux qui auront choisi la voiture devront débourser la modique somme de 15€ pour une journée de stationnement au parking de la gare. Devant ce tarif rédhibitoire des centaines d'usagers préfèrent se stationner sur la rocade entourant la gare malgré l'interdiction, ils mettent ainsi en danger les piétons qui, privés de trottoir, circulent sur la chaussée avec leur valises. Rien n'est fait pour interdire ce stationnement anarchique et dangereux, on comprends donc que les usagers préfèrent cette solution gratuite et rapide.
La navette : Ceux qui choisissent la navette auront également un problème de stationnement pour se rendre à la gare routière d'Aix, un des rare parking gratuit est le parking Mouret mais la navette passe devant sans s'y arrêter ce qui oblige les voyageurs à monter à pied avec leurs bagages le long de l'avenue... qui malgré sa largeur ne comporte ni voie piétonne ni piste cyclable ! Pas non plus de station v'hello, pour se rendre plus vite à la gare routière, les stations étant toutes regroupées sur le centre ville...
Il est difficile de prévoir la durée du trajet puisque la navette ne bénéficie d'aucune voie de bus prioritaire et, aux heures de pointe, mieux vaut prévoir une heure de trajet si on ne veut pas rater son train !
Une fois arrivé sur place l'arrêt de bus se situe sous la gare et les ascensseurs sont très régulièrement en panne cela oblige les voyageurs à monter deux longs escaliers en portant les bagages.
Le cheminement à l'interieur de la gare froide est ventée est également compliqué à cause du peut d'éfficacité des ascenseurs et des portes automatiques...
Nous finirons en citant l'espèce de dépotoire qui jouxte la gare, un campement sauvage de gens du voyage jamais entretenu qui pollue les abords.... le tableau est parfait !
Bref une fois de plus le Pays d'Aix ne fait rien pour favoriser les transports alternatifs !

PS : Nous soutenons le site web créé pour mettre en relation les utilisateurs de la SNCF qui veulent co-voiturer : Qui prend mon train

Le guide du vélo à Aix en Provence

Le guide du vélo à Aix en Provence a été publié sur le site de la ville. Conseils pour circuler à vélo, itinéraires et balades autour de la ville, ce guide intéressant a été élaboré grâce à l'association ADAVA-ADTC pays d'Aix.
il est disponible en PDF ici : Guide du vélo

Le PDU du Pays d'Aix retoqué !

Le Plan de déplacements urbains de la Communauté du pays d'Aix annulé par le tribunal administratif
Le tribunal administratif de Marseille vient d'annuler l'ensemble du plan de déplacements urbains (PDU) de la communauté d'agglomérations du pays d'Aix (CPA), qui l'avait adopté en juin 2005.
Ce jugement fait suite à la requête déposée en août 2005 par Cyril di Méo, conseiller municipal (Verts) d'Aix-en-Provence jusqu'en mars 2008, et deux associations de défense de l'environnement, Ecase et Arc Environnement. Dans leur mémoire, ils dénonçaient le fait que ce plan ne prévoyait pas de réduction quantitative de la circulation automobile sur 10 ans, comme la loi en fait obligation, et qu'il manquait de précision sur les objectifs à atteindre en matière de transports en communs et d'aires de stationnement.
Battu lors des récentes élections municipales aixoises, l'ex-Vert Cyril di Méo (il a été exclu pour s'être présenté sur une liste MoDem où figuraient des élus UMP) s'est réjoui de cette décision, après s'être longtemps battu contre ce PDU qu'il jugeait trop peu ambitieux sur de nombreux points, notamment le développement des transports publics et de la pratique du vélo, réduction de la circulation dans une ville qui détient la palme du suréquipement automobile (2,8 voitures par foyer fiscal, record de France) et limitation du stationnement dans l'hyper-centre. Jean Chorro, vice-président (UMP) de la CPA et principal auteur du PDU retoqué a annoncé son intention de faire appel.

LibéMarseille
HERVÉ VAUDOIT

V'hello : Le coup de pédale le plus cher du monde

Article de Jean-François Poupelin paru dans Le Ravi n° 51 d'avril 2008

Aix-en-Provence et Marseille sont les 2 premières villes de Paca à avoir succombé aux sirènes du Cyclocity de JC Decaux. Leurs contribuables le paient au prix fort. Pourquoi deux villes UMP paient un service à l'empereur de la sanisette alors que Paris et Lyon, deux municipalités socialistes, récupèrent des millions d'euros ?

"Le haut de gamme", assurait, sans grande conviction, le 2 février sur M6 (Voir la vidéo ICI), Jean Chorro premier adjoint d'Aix-en-Provence. "L'incompétence", bougonne François-Noël Bernardi, président sortant du groupe socialistes, radicaux, verts et apparentés, à la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) (1). Paris empoche 3,4 millions d'euros par an, Lyon 1,2 millions dans leur accord groupé publicité contre vélos. Les deux villes sont considérées comme des vitrines du système, mais quand même…

Obligé en 2005 par Clear Channel, le principal concurrent de JC Decaux, qui dénonçait un "abus de position dominante", à scinder son appel d’offre sur le renouvellement de son mobi­lier urbain et l’installation de vélos en libre service et d’abris pour son tramway, Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille et alors pré­sident de MPM, paie 2,66 millions d’euros (2) par an, sur 15 ans, pour ses 1.000 vélos (3). La situa­tion fait hurler François-Noël Bernardi : "Je ne suis même pas sûr que les contribuables savent qu’ils subventionnent les vélos et à quelle hau­teur. Sans compter que tous mettent la main à la poche alors que je suis persuadé que seuls les plus riches les utilisent."

A Aix-en-Provence, le coût du V’hello, concédé à JC Decaux également, est aussi sujet à polé­mique. Mais tout le monde est d’accord sur un point : les Aixois les paient. François-Xavier de Peretti, conseiller municipal du Modem, parle de 790.000 euros par an, sur 13 ans, dans le cadre d’un appel d’offre groupé (mobilier urbain + vélos en libre service).

Lucien-Alexandre Castronovo, ancien conseiller municipal PRG, avance le chiffre de 91.000 euros. "Tout et n’im­porte quoi a été dit sur le coût de ces vélos, explique-t-il. La ville dépensait plus de 443.000 euros par an pour son ancien mobilier. Le nou­veau contrat, avec renouvellement du matériel, porte sur 534.000 euros. C’est de toute façon un très mauvais arrangement. Sans compter les vélos, totalement inadaptés à la ville, la munici­palité ne tire aucun bénéfice de son marché alors que d’autres taxent fortement Decaux."

Franck Dizdarevic, directeur régional de JC Decaux, trouve la "polémique" un rien "sim­pliste" : "Nous versons une redevance à Aix. Avec les 230 faces publicitaires des stations du Vélo et des abris du Tramway, il était impossible pour nous de rentabiliser l’investissement à Marseille. Nous avons aussi à notre charge le vandalisme, l’entretien, la régulation… C’est une grosse machine". Et de préciser, magnanime : "Les deux villes empochent l’integralité des recettes." Une générosité toute relative.

En septembre der­nier, Renaud Muselier, ancien premier adjoint de Jean-Claude Gaudin, espérait 50.000 à 60.000 abonnés (5 euros par an pour celui longue durée) fin 2008 et 1 million d’euros de recette par an. Six mois après sa mise en service, Le Vélo n’en compte que 6.000 (4). Les trajets ne dépassant en général pas la première demi-heure gratuite, les quelques dizaines de milliers d’euros engendrés par MPM ne sont pas près d’équilibrer son inves­tissement.

Commentaire désespéré de François-Noël Bernardi : "C’est peanuts !" De son côté, Aix-en-Provence affiche 300 abonnements lon­gue durée à 25 euros. Une contre performance ! Chez JC Decaux, la positive attitude est pourtant de mise. "A Aix, le lancement n’a été fait qu’en juin 2007. Ce n’est pas une bonne période, car la ville est plutôt désertée. Mais je ne suis pas inquiet. Quant à Marseille, avec plus de 300.000 utilisations, il y a un bon affect", rassure Franc Dizdarevic. Avant de lâcher : "Le taux de fréquentation dépend du nombre de vélos mis en service." Les recettes aussi.

Les maires UMP d’Avignon, de Cannes et de Nice qui se sont dit intéressés par le système pendant la campagne des municipales sont préve­nus.

(1) Ni Jean Chorro, ni MPM n’ont donné suite aux sollicitations du Ravi.
(2) Les chiffres indiqués sont hors taxe.
(3) Clear Channel s’est finalement retiré de l’appel d’offre.
(4) Avec le même tarif, le moins cher de l’hexagone, Lyon compte 70.000 abonnés.

Lire aussi : le vélo en libre service à Aix en Provence

L'arnaque aux V'hello

Il y a quelques temps, l'émission Capital nous expliquait comment la mairie d'Aix avait mal négocié sont contrat "vélo libre service" avec la société Decaux et combien cela allait coûter aux administrés...

Voir aussi l'article ici





Des "bandes" trés peu cyclables

Une "bande cyclable" est en travaux sur l'Avenue de Lattre de Tassigny a Aix en provence. Hélas, comme on le voit sur les photos ci-contre, cette solution ne marche pas.
Ces photos sont prises entre Bellegarde et le lycée Vauvenargues.
Sur les « bandes cyclables » ou « trottoir cyclable » les conflits entre piétons et cyclistes sont importants car les vélos ne peuvent pas circuler. Cela permet par contre de se dédouaner à bon compte de l'absence de réalisation de pistes cyclables... Un bon alibi en prévision des municipales…

D'aprés l'article de Cyril Di Méo

Le vélo en libre service à Marseille : un sport à haut risque !

Annoncé au départ pour Mai 2007, Marseille proposera finalement fin octobre son offre de vélo en libre service. Vélo'v, Vélib’, V'hello, Cyclocity, ce service est devenu une grande mode et une vitrine politique pour des maires en mal de reconnaissance dans le milieu écologiste. Mais si la création à Marseille ou Aix d’un service de location de vélos est une bonne chose, elle ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt dans des villes qui continuent d’être colonisées par l’automobile. Avec 5 longues minutes entre chaque tramways, des métros circulant jusqu'a 21h à peine (en dehors des jours de match), la quasi absence de pistes cyclables, de voies de bus et de parking relais, Marseille, 2eme ville de France, est très attardée en matière de mode de déplacement doux. Son offre de vélo en libre service est la plus pauvre du marché avec seulement 1 vélo pour 1200 habitants !
Le reportage de France 3 Marseille ci après fait également état des risques encourus lorsque l'on circule à vélo en Provence Alpes Côtes d’Azur (PACA). Qui a pratiqué les routes dans le sud aura remarqué combien la conduite des auto-chtones est nerveuse, rapide et dangereuse. Une association donne des cours de conduite afin d'apprendre aux cyclistes Marseillais à s'insérer dans le trafic sans trop réduire leur espérance de vie…



« Une ville asphyxiée n'a pas d'avenir... » a déclaré Renaud Muselier - adjoint au Maire de Marseille – mais si la mairie de Marseille veut contribuer réellement à la réduction de la circulation automobile elle devra intégrer le vélo dans une politique de complémentarité entre les différents modes de transports (notamment pour les trajets domicile-travail). A Marseille, et de manière générale en PACA, nous sommes encore loin de bénéficier de nombreuses «gares d’échange» qui permettraient en de multiples points du territoire de laisser stationner en ¬sécurité son propre vélo à une gare SNCF, puis de voyager en TER ou RER et de prendre ensuite le transport public urbain, et enfin de pouvoir louer un vélo urbain pour une courte durée… Le tout avec un titre de transport unique et bon marché et avec des pistes cyclables praticables en toute sécurité !
Une telle ambition nécessite l’affectation de budgets importants aux autorités organisatrices des transports, et une révision totale des plans de déplacements urbain des villes de PACA.

Le vélo'v à Aix

Lors du conseil municipal de juillet 2006 la mise en place d'un service de vélo sur le modèle lyonnais a été voté pour Aix.
On pourrait s'en féliciter mais un chiffre interroge.
Le grand Lyon avec ses 450 000 habitants a 3 000 vélos...soit 1 vélo pour 150 habitants.. et ça marche ils parlent d'ailleurs d'augmenter encore le nombre de vélos... vers 5 000.

A Aix on a voté la mise en place d'un service soit disant identique !

Il y aura donc en échange du marché public de la publicité 220 vélos (et peut être un jour 320 ceci après avoir annoncé au conseil municipal pour faire voter plus de 500 vélos voir le PV du CM) pour 150 000 habitants.... En tout cas avec ses 220 vélos Aix aura 1 vélo pour 682 habitants, soit 5 fois moins qu'à Lyon !